chroniques d'un petit bonhomme

Laissez-moi vous parler un peu de moi

Je pense que dans la vie chacun a ses combats. Ça peut être tout et n’importe quoi : le regard des autres, la peur de l’échec, de l’abandon, vivre une vie sans vraiment de sens… Moi, c’est l’angoisse.

C’est apparu quand j’étais jeune, à environ 10 ans. C’est la terrible époque du collège, celle du règne de la superficialité, de la cruauté collective, de la transitivité hormonale… Toutes les conditions idéales pour faire ressortir nos pires craintes. Alors c’est sans étonnement que moi, petit individu perdu dans cette marée d’adolescents prépubères, j’ai commencé à connaître l’angoisse.

L’angoisse, c’est comme une voix qu’on a en nous. Elle te répète en permanence que t’y arriveras pas, que tu vaux moins que les autres, que de toute façon, si même t’y arrivais, ça servirait à rien puisqu’à la fin on va tous crever et que si même tu disparaissais, ça serait pas si terrible et que le monde continuerait de tourner. C’est un peu la question du sens de la vie finalement. Donc je vous présente : la voix !

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Alors faut imaginer que le moi de 12 ans, quand on lui a demandé de répondre à la graaaande question sur laquelle se penche l’humanité depuis au moins l’Antiquité, autour de laquelle des générations d’esprits brillants se sont penchées, quand cette voix m’a demandé de me mettre à la hauteur de Socrate, Kant, Descartes, Sartre, bah étonnamment j’ai pas réussi. Donc globalement il me fallait une réponse pour continuer à vivre sereinement et être bien ! Alors j’ai rassemblé toutes mes forces, j’ai lu des livres et des livres, je me suis levé, regardé dans la glace et je me suis dit : OK, là, on réussit.

Et beeeeh : je ne l’ai pas trouvé. Sans titre 7

J’ai passé plusieurs mois à écouter tous les albums de Columbine en regardant le plafond sur mon lit… Et c’est OK !

Avec le temps, ces angoisses ne disparaissent pas, en revanche on vit avec et on apprend à mieux les comprendre. Simplement, elles s'adaptent aussi et elles changent : au lycée,cela se manifeste différemment, on doit choisir son chemin et y a le bac, qui est quand même un peu la conclusion des études (et je l’ai même pas passé ^^). Et en études sup, j’ai l’impression que c’est toujours la même chose, sauf que là, on accepte qu’on a aucune idée de la direction qu’on prend et juste on fait les choses.

Et je pense pas qu’il y ait particulièrement de réponse à ces questions en fait, c’est cool d’y réfléchir et c’est cool si en lisant tel ou tel auteur on trouve sa réponse. Mais ces questions font aussi partie de nous, de notre nature d’être humain je crois. Parfois il faut les accepter. Qui sait, elles peuvent même parfois être utiles, agir comme une source de motivation !

Alors mes angoisses, je tiens à vous dire, vous me rendez la vie bien pénible mais malgré tout merci. C’est grâce à vous parfois que j’avance, et je ne serais pas vraiment moi sans vous <3 Sans titre 8